27.03.2008
Les inavouables de Balibulle: J’ai touché l’fond d’la piscine…

Regardez-le bien. N’est-il pas, avec son décolleté creusé, sa maille sensuelle, ses manches ¾ ballons, sa couleur exigeante (olive plutôt que kaki, si on veut l’être soi-même) le copain parfait des (rayez la mention inutile) : fins d’après-midi sur la plage / promenades à la fraîche / soirées au bord de la piscine ?
D’autant plus le copain parfait que, ah, l’achat d’un petit pull… Exercice de shopping mu par des règles infiniment complexes..
Car le PP est un difficile partenaire de jeu, avec sa maille parfois ingrate, qui souligne ce qu’il ne faudrait pas souligner. Là, encore plus qu’ailleurs, la matière et la coupe sont capitales. Il faut réchauffer sans empâter. Voire, pour les plus ambitieuses - et soyons-le donc - obtenir cette aura géniale du « oups chui canon, même en pull » (déclinaison du bien connu « oups chui canon même en t-shirt blanc / jean », à la différence que c’est beaucoup plus difficile en pull).
C’est une experte ès-no man’s pull qui vous parle. Etreinte par le regret, celui de ne pouvoir rejoindre moi aussi cette bande des filles cool qui enfilent négligemment leur PP le soir sous la tonnelle à la lumière des photophores sans perdre une once de sex appeal (celles qui rigolent à « enfiler leur PP » auront un blâme, gérontophiles !)
J’en profite pour faire une parenthèse colère sur tous ces gens qui aimeraient nous faire croire que le sex appeal est qqch de forcément naturel, forcément pas construit, et qui émane des gens malgré eux. FAUX ! Quand t’es boudin, t’es boudin, certes. Mais une nana qui a du sex appeal est d’abord une nana qui sait bien s’entourer, vestimentairement parlant. Qui choisit le bon t-shirt, la bonne mini en jean, les bonnes compensées, la bonne liquette, le bon petit pull…
Et donc, le bon PP, sans vouloir faire mon ayatollah de la sape, et ben c’est celui-là. MONOP’, ligne « Un autre ton », 29,90 euros. Comme il est sympa, en plus, il existe en deux couleurs qu’on accepte. Le petit olive donc, mais également un bleu grisé de très bonne compagnie.

L’utilisation, ensuite, est à l’avenant. TOUT EST POSSIBLE
Pour ce qui est du fond de la piscine, eh bien au hasard : on y va, à la cool, sur un haut de maillot triangle, genre à rayures marines, et un short en jean, spartiates au pieds, etc.
Mais ce qui est bien aussi avec ce pull, c’est qu’on peut le mettre quand il fait froid. MAIS OUI ! Mettre un pull quand il fait froid, n’atteind-on pas là le SOMMET de la subversion ? Alors, là, trois scénarios :
1- GRAND FROID (enfin, disons, mois de mars pourri) :


Légende photos : Robe chemise Agnès b. / Minijupe en jean Bellerose / Leggings H&M / Bottes courtes en daim André / Manteau Comptoir des Cotonniers / Echarpe COS rayon homme / besace Gérard Darel
2 - MOYEN FROID (avril, n’ôte pas un fil)

Partant du principe prouvé scientifiquement que quand ça chauffe aux extrémités, on n’a pas froid au milieu (no comment) on accompagne notre olive d’une robe imprimée, de sandales d’hiver avec chaussettes, d’une petite besace de bon aloi, et d’un vieux chèche qui traînait par là.
Bon je vous refais pas le coup du manteau Comptoir, vous avez compris (oui, je le mets avec tout, pourquoi ?)
Légende photo : chèche H&M, besace Topshop, robe à imprimé étoiles New Look, chaussettes H&M, compensées André.
3 - PETIT FROID (mai, grouille toi de faire ce qu’il te plaît !)

Bon là on s’emballe un peu. En même temps, on imagine qu’on est en mai et qu’on a un peu envie d’avoir ses chaleurs. Et bien qu’est-ce qui passe bien : de la robe imprimée, encore, mais plus printanière. Avec toujours une besace (oui TOUJOURS une besace, c’est noté ?), des compensées et un joli collant gris (et pas un leggings avec des chaussettes au bout, comme le boulet que je suis a été obligé de faire pour la photo parce qu’il n’a pas de collant gris…)
Légende photo : Robe à pois Zara, mini-besace Topshop, leggings et chaussettes H&M, compensées Gaspard Yurkievich.
En vous remerciant, et à très bientôt
Balibulle.
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26.02.2008
F.B.I (Fausse Bonne Idée)

Ce matin, j'ai rasé mon gilet. Pas par goût, pas par choix, pas par perversité mal placée (car il y en a de bien placées, n'est-ce pas ?) Par nécessité.
Machiavélique gilet gris, si prometteur en vitrine boulevard des Italiens, que j'en ai franchi le seuil de Promod hé dis donc. Bon c'est un peu mon karma en ce moment. Donc j'y rentre, j'y essaie, j'y jubile. Ne seraient cette piquante odeur de carton poussiéreux qui lui colle au corps et me colle au nez, et ce petit lien pour le refermer qui cucu-ise totalement la situation (voir photo promod.com ci-dessous), ce gilet à 44,90 euros semble tout simplement le long gilet gris ajusté mais pas trop qu'on attendait toutes. Je ne vous l'apprends pas, c'est une longue et pénible quête que celle du long gilet gris ajusté mais... Bon, appelons-le le LGGAMPTQOAT, ça sera plus simple.

Donc j'achète, donc je lave, donc je coupe le lien, et y'a plus qu'à. Pas besoin d'en faire des caisses : top noir à manches longues, mini en jean, collants noirs, bottes plates fauve et hop, une nouvelle alpha-silhouette dans ma panoplie fashion. L'alpha-silhouette étant au style ce que le basique est à un placard, et le mâle alpha à une meute : le pilier, le héros, le mâle dominant.

L'état de grâce ne durera que quelques heures. Le temps pour la nippe maudite de se transformer en ramassis à bouloches. Il y en a partout. Et vu les dimensions de la bête, autant vous dire qu'un rapide épouillage à mains nues est de l'ordre de l'impossible.
Je cache la misère tant bien que mal jusqu'à la fin de la journée. Honteuse d'être devenue cet archétype de la looseuse fashion, la "fille à bouloches". Pire que la "fille à collant filé".
En rentrant chez moi, je suis colère et flanque le LGGAMPTQOAT dans l'armoire en lui jetant des imprécations malveillantes en allemand. Le temps de me calmer et de trouver le moment (un mois plus tard) de lui faire une coupe de printemps-été, avec le Mach 4 de l'Homme.
Depuis, je l'ai porté deux fois et il se tient à carreaux. Il profite bien de ce que je regarde pas toujours mes aisselles pour y pondre justement quelques petits, l'air de rien. Mais je veille, le Mach 4 en embuscade. Je pense qu'une tonsure tous les trois portés sera notre cadence de croisière.
Moralité : le LGGAMPTQOAT de chez Promod, à 44,90 euros ? FBI, fausse bonne idée. Mais pas pour autant PI, pas intéressée...
Balibulle
Photos : Balibulle / Promod / Matthieu Da Conceicao
11:03 Publié dans Les inavouables de Balibulle | Lien permanent | Commentaires (40) | Envoyer cette note
04.02.2008
Les inavouables de Balibulle: episode 1
J'aimerais bien pour toute la maturité fashionistique que ça représente. La vérité, c'est que même si je n'ai pas les moyens de payer 120 euros une robe qui n'en vaut même pas la moitié, ben je regarde toujours ce qui se fait chez Maje. Je regarde ce qui se fait partout. Pas de fashion orthodoxie mal placée quand on a des charges à payer. Ah, indépendance, indépendance chérie. Qui réorchestre l'ordre de tes priorités.
Il m'a fallu un sas sanitaire de quelques mois, quand j'ai quitté mon logée-nourrie-blanchie parental. Ma fashion libido s'est déplacée sur le terrain domestique. Moins d'urgence, de frénésie pour les fringues. Tu te dis que tu as changé, tout en sachant au fond de toi que tu n'as pas changé du tout. C'est juste une question de timing. L'espace-temps pour un blog chronophage me manque toujours. Mais l'amour de la sape a demeuré, dans sa forme la plus primitive. Celle qui traque le style tous azimuts. Y compris dans les endroits les plus inavouables, ceux que jamais de la vie t'as envie de reconnaître que t'en as passé la porte.
Pourtant parfois, pas toujours mais parfois, on peut en ressortir avec un nouveau fashion totem. Rarement ultra-créatif, mais toujours dans l'air du temps, et pour moins cher qu'ailleurs.
Ici commence la croisade pour la réhabilitation de la fringue honteuse. Pour qu'un jour, il soit encore plus snob de dire «Mon foulard dément ? C'est une jupe Kiabi.»
Je veux que c'est bien une jupe Kiabi, sur la photo, là !
Si j'avais été plus réactive, j'aurais pu vous apporter la preuve en image avant déchiquetage. La pièce en question était encore en vente il y a quelques jours sur le site de la marque, soldée à 5 euros. Mais bon, on ne peut pas partir au ski, et en même temps faire de la capture écran sur kiabi.com...
Bref, l'histoire est simple. Une journée de goguette début décembre dans une ZAC messine, avec la pythie locale de la mode, celle que j'aimerais presque appeler mon hôtesse d'accueil à présent, si l'expression n'avait pas été dévoyée par une certaine profession...
En tout cas le saint-esprit punkesque a dû se pencher sur moi ce jour-là, puisqu'au détour d'un pull en laine bouclette, d'une parure en satinette et d'un pantalon cigarette, j'ai déniché dans les stocks cet imprimé à la séduction immédiate. L'essayage confirme mes craintes : la coupe de la jupe, vraiment pas envisageable. Je ne mets plus de trapèze juponnant au-dessus du genou depuis 2004, je vous le dis tout net. Lorsqu'à la faveur d'un cassage de gueule de tous mes articles sur le sol de la cabine, le match d'imprimé avec la petite robe liberty noire et ivoire trouvée deux rayons plus loin finit de me convaincre : vie il y a dans mon dressing pour ce beau duo ! Suffisait d'y mettre un coup de ciseau. Et à la taille, une ceinture fine en cuir fauve, à sangler taille haute ou basse selon envie, aux jambes, collant noir opaque et bottes plates et molles en cuir noir (les habitués de Balibulle savent desquelles il retourne...) Et en avant la bohème-chic-itude !

A l'heure ou je vous parle, la jupe qui a mis mon cou en état de siège possède toujours son zip et ses coutures. Même pas eu besoin de les enlever, ils se planquent tous seuls. Et puis pas la peine de vous rappeler, au sujet de la robe Liberty, ce que les imprimés floraux seront à votre placard printemps-été 2008, la maîtresse des lieux s'en est déjà idéalement chargée.
Si vous le voulez bien, à bientôt pour une nouvelle incursion dans le no man's land fashion.
Balibulle.
08:00 Publié dans Les inavouables de Balibulle | Lien permanent | Commentaires (46) | Envoyer cette note






