- Stevie’s wonders, Punky wanders!

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Cher Steve,

 

Je t’écris aujourd’hui pour mettre une fin définitive à notre relation.

Ne prends pas cet air étonné, cette décision, si difficile à prendre j’en conviens, n’est que la suite logique des tortures que tu m’infliges depuis de si longs mois.

Ne t’ai-je pas à maintes et maintes reprises expliqué ce qui, selon moi, était le ciment d’un couple tel que le nôtre?

L’amour est certes important, primordial même. Et ça, de l’amour, on s’en est donné. Enfin surtout moi.

Bref, je ne remets rien en cause.

Par contre, qui dit amour dit soutien, dans le bonheur comme dans d’adversité. Et c’est bien d’adversité dont il s’agit aujourd’hui. Tu le sais mieux que personne.

Tu sais à quel point c’est dur d’être là où je suis. Tu sais à quel point mon mal est profond, à quel point il va être difficile voire carrément impossible de me soigner.

Et toi, pendant que je souffre le martyre, que fais-tu? Hein, je te le demande?

Tu enfonces le clou là où ça fait mal.  

Alors, je te laisse méditer sur les raisons de ma décision de rompre.

Pour t’aider à bien comprendre, je te joins quelques photos des délits dont tu es accusé. Tu ne pourras donc pas nier les faits. Ils sont flagrants.

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N’essaye pas de me joindre à la clinique, j’ai diffusé ta photo, ils savent qu’ils ne doivent sous aucun prétexte te laisser m’approcher avec tes gros plateaux, de près ou de loin. 

Sur ce, adieu Steve. 

Punky b, Shoe Addict Anonymous, Clinique du Pied de Grue, chambre 38

 

 

- Something to (tie &) dye for

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Depuis qu’il est revenu chez certains créateurs, l’imprimé tie & dye me trotte doucement dans la tête.

Et comme tout ce qui me trotte dans la tête, cette envie est devenue de plus en plus irrépressible.

Plus je voyais cet imprimé joliment détourné de son aspect bitnick si peu chic, plus j’avais envie de me l’approprier, préssentant pas mal de possibilités.

N’ayant pas un budget conséquent en ce début d’année plutôt serré du porte-monnaie, je me suis dit qu’il valait mieux commencer par apprivoiser une pièce bon marché, histoire de s’entraîner…

C’est ainsi que, tombée nez à nez avec cette robe 100% pure soie chez Zara, à l’imprimé tie&die plutôt discret, aux couleurs sobres et au prix sacrifié, à l’eau je me suis jetée!

A peine rentrée avec mon précieux paquet, je lui en ai fait voir de toutes les couleurs et de tous les styles à ma robe tunique imprimée.

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Casual et passablement frangé, un look slim (H&M), robe portée en tunique (Zara) et ceinturée (vintage) avec des bottes indiennes (Zara) un foulard léopard et un sac adoré (Balenciaga, Day).

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Toujours décontracté mais botté, un look robe (Zara) non ceinturée, foulard (toujours Zara), bottes fauves et sac (vintage).

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Enfin, une version « soir » très légèrement accessoirisée pour laisser la part belle à l’imprimé, robe (Zara) ceinturée haute (Mango) avec pochette (vintage) et escarpins à plateaux et talon bois (Asos). 

Le résultat me plaît, elle est caméléon à souhait et pour 12 euros soldée (au lieu de 49), j’ai plutôt bien fait!

Vivement que je puisse la porter jambes nues cet été. Ou plutôt jambonneaux à l’air, si vous préférez! 

- Les inavouables de Balibulle: episode 1

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J’aimerais bien être comme ces filles qui vous lâchent, l’air de rien, qu’elles n’achètent «plus du tout chez Maje, Sandro, tout ça». Parce qu’elles en sont revenues.

J’aimerais bien pour toute la maturité fashionistique que ça représente. La vérité, c’est que même si je n’ai pas les moyens de payer 120 euros une robe qui n’en vaut même pas la moitié, ben je regarde toujours ce qui se fait chez Maje. Je regarde ce qui se fait partout. Pas de fashion orthodoxie mal placée quand on a des charges à payer. Ah, indépendance, indépendance chérie. Qui réorchestre l’ordre de tes priorités.

Il m’a fallu un sas sanitaire de quelques mois, quand j’ai quitté mon logée-nourrie-blanchie parental. Ma fashion libido s’est déplacée sur le terrain domestique. Moins d’urgence, de frénésie pour les fringues. Tu te dis que tu as changé, tout en sachant au fond de toi que tu n’as pas changé du tout. C’est juste une question de timing. L’espace-temps pour un blog chronophage me manque toujours. Mais l’amour de la sape a demeuré, dans sa forme la plus primitive. Celle qui traque le style tous azimuts. Y compris dans les endroits les plus inavouables, ceux que jamais de la vie t’as envie de reconnaître que t’en as passé la porte.

Pourtant parfois, pas toujours mais parfois, on peut en ressortir avec un nouveau fashion totem. Rarement ultra-créatif, mais toujours dans l’air du temps, et pour moins cher qu’ailleurs.
Ici commence la croisade pour la réhabilitation de la fringue honteuse. Pour qu’un jour, il soit encore plus snob de dire «Mon foulard dément ? C’est une jupe Kiabi.»

Je veux que c’est bien une jupe Kiabi, sur la photo, là !

Si j’avais été plus réactive, j’aurais pu vous apporter la preuve en image avant déchiquetage. La pièce en question était encore en vente il y a quelques jours sur le site de la marque, soldée à 5 euros. Mais bon, on ne peut pas partir au ski, et en même temps faire de la capture écran sur kiabi.com…

Bref, l’histoire est simple. Une journée de goguette début décembre dans une ZAC messine, avec la pythie locale de la mode, celle que j’aimerais presque appeler mon hôtesse d’accueil à présent, si l’expression n’avait pas été dévoyée par une certaine profession…

En tout cas le saint-esprit punkesque a dû se pencher sur moi ce jour-là, puisqu’au détour d’un pull en laine bouclette, d’une parure en satinette et d’un pantalon cigarette, j’ai déniché dans les stocks cet imprimé à la séduction immédiate. L’essayage confirme mes craintes : la coupe de la jupe, vraiment pas envisageable. Je ne mets plus de trapèze juponnant au-dessus du genou depuis 2004, je vous le dis tout net. Lorsqu’à la faveur d’un cassage de gueule de tous mes articles sur le sol de la cabine, le match d’imprimé avec la petite robe liberty noire et ivoire trouvée deux rayons plus loin finit de me convaincre : vie il y a dans mon dressing pour ce beau duo ! Suffisait d’y mettre un coup de ciseau. Et à la taille, une ceinture fine en cuir fauve, à sangler taille haute ou basse selon envie, aux jambes, collant noir opaque et bottes plates et molles en cuir noir (les habitués de Balibulle savent desquelles il retourne…) Et en avant la bohème-chic-itude !

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A l’heure ou je vous parle, la jupe qui a mis mon cou en état de siège possède toujours son zip et ses coutures. Même pas eu besoin de les enlever, ils se planquent tous seuls. Et puis pas la peine de vous rappeler, au sujet de la robe Liberty, ce que les imprimés floraux seront à votre placard printemps-été 2008, la maîtresse des lieux s’en est déjà idéalement chargée.

Si vous le voulez bien, à bientôt pour une nouvelle incursion dans le no man’s land fashion.

Balibulle.