- Les inavouables de Balibulle: episode 1

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J’aimerais bien être comme ces filles qui vous lâchent, l’air de rien, qu’elles n’achètent «plus du tout chez Maje, Sandro, tout ça». Parce qu’elles en sont revenues.

J’aimerais bien pour toute la maturité fashionistique que ça représente. La vérité, c’est que même si je n’ai pas les moyens de payer 120 euros une robe qui n’en vaut même pas la moitié, ben je regarde toujours ce qui se fait chez Maje. Je regarde ce qui se fait partout. Pas de fashion orthodoxie mal placée quand on a des charges à payer. Ah, indépendance, indépendance chérie. Qui réorchestre l’ordre de tes priorités.

Il m’a fallu un sas sanitaire de quelques mois, quand j’ai quitté mon logée-nourrie-blanchie parental. Ma fashion libido s’est déplacée sur le terrain domestique. Moins d’urgence, de frénésie pour les fringues. Tu te dis que tu as changé, tout en sachant au fond de toi que tu n’as pas changé du tout. C’est juste une question de timing. L’espace-temps pour un blog chronophage me manque toujours. Mais l’amour de la sape a demeuré, dans sa forme la plus primitive. Celle qui traque le style tous azimuts. Y compris dans les endroits les plus inavouables, ceux que jamais de la vie t’as envie de reconnaître que t’en as passé la porte.

Pourtant parfois, pas toujours mais parfois, on peut en ressortir avec un nouveau fashion totem. Rarement ultra-créatif, mais toujours dans l’air du temps, et pour moins cher qu’ailleurs.
Ici commence la croisade pour la réhabilitation de la fringue honteuse. Pour qu’un jour, il soit encore plus snob de dire «Mon foulard dément ? C’est une jupe Kiabi.»

Je veux que c’est bien une jupe Kiabi, sur la photo, là !

Si j’avais été plus réactive, j’aurais pu vous apporter la preuve en image avant déchiquetage. La pièce en question était encore en vente il y a quelques jours sur le site de la marque, soldée à 5 euros. Mais bon, on ne peut pas partir au ski, et en même temps faire de la capture écran sur kiabi.com…

Bref, l’histoire est simple. Une journée de goguette début décembre dans une ZAC messine, avec la pythie locale de la mode, celle que j’aimerais presque appeler mon hôtesse d’accueil à présent, si l’expression n’avait pas été dévoyée par une certaine profession…

En tout cas le saint-esprit punkesque a dû se pencher sur moi ce jour-là, puisqu’au détour d’un pull en laine bouclette, d’une parure en satinette et d’un pantalon cigarette, j’ai déniché dans les stocks cet imprimé à la séduction immédiate. L’essayage confirme mes craintes : la coupe de la jupe, vraiment pas envisageable. Je ne mets plus de trapèze juponnant au-dessus du genou depuis 2004, je vous le dis tout net. Lorsqu’à la faveur d’un cassage de gueule de tous mes articles sur le sol de la cabine, le match d’imprimé avec la petite robe liberty noire et ivoire trouvée deux rayons plus loin finit de me convaincre : vie il y a dans mon dressing pour ce beau duo ! Suffisait d’y mettre un coup de ciseau. Et à la taille, une ceinture fine en cuir fauve, à sangler taille haute ou basse selon envie, aux jambes, collant noir opaque et bottes plates et molles en cuir noir (les habitués de Balibulle savent desquelles il retourne…) Et en avant la bohème-chic-itude !

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A l’heure ou je vous parle, la jupe qui a mis mon cou en état de siège possède toujours son zip et ses coutures. Même pas eu besoin de les enlever, ils se planquent tous seuls. Et puis pas la peine de vous rappeler, au sujet de la robe Liberty, ce que les imprimés floraux seront à votre placard printemps-été 2008, la maîtresse des lieux s’en est déjà idéalement chargée.

Si vous le voulez bien, à bientôt pour une nouvelle incursion dans le no man’s land fashion.

Balibulle.

- Permanent guest-star?

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Demain, je prête les clés de mon blog à quelqu’un.

Quelqu’un que vous aimez, quelqu’un qui, je suis certaine, vous manque énormément.

Quelqu’un qui, il y a quelques mois, vous a dit précisément ces mots: « On se retrouvera, ailleurs, autrement, mieux. C’est promis. »

Ces mots n’étaient pas tombés dans l’oreille d’une sourde.  

A peine prononcés, je lui fais une proposition indécente.

Une tribune ici, quand elle veut, à la fréquence qui l’arrangera, une fois par semaine ou même une fois par mois, comme il lui plaira.

Elle est de suite tentée la bougresse, je savais qu’elle ne résisterait pas.

Quelques semaines plus tard, on tombe d’accord.

Elle part au ski et à son retour, elle postera son premier billet en terre Punky b. 

Ce jour arrive enfin, c’est demain! 

Sa rubrique s’intitulera « Les inavouables de…. » Elle vous y confessera ses trouvailles mode dans des lieux hautement improbables et de ce fait… inavouables!

Alors, avez-vous une petite idée de l’identité de mon invitée? 

- Tartan! Sors de ce corps!

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Je ne peux plus garder cela pour moi.

J’ai une révélation fracassante à vous faire.

D’ailleurs, je ne suis pas certaine d’être la seule à « être de ceux là ». A « en être » même, comme on dit dans le milieu.

Je fais partie d’une secte un peu particulière.

En effet, je suis une adepte du Tartanisme. 

Mais qu’est-ce donc là que le Tartanisme?

C’est tout simplement la secte des adoratrices du Tartan.

Vous savez, cet imprimé si cher aux écossais, que nous portions en kilt lorsque nous étions enfants.

J’aime autant vous dire, en tant que spécialiste et fervente pratiquante depuis des lustres, que chez les Tartanistes, il vaut mieux se tenir à carreaux.

C’est le moins que l’on puisse dire. 

On a des règles très strictes qu’il vaut mieux suivre à la lettre. 

Lorsque l’on tombe sur du Tartan qui vaut le détour, entre Tartanistes, on se file les tuyaux. C’est un peu une grande famille… 

Et comme je ne suis pas du genre à vous laisser sur le carreau et que je suppose qu’il y a forcément des Tartanistes parmi vous, j’ai décidé de vous en faire une petite sélection, exclusivement réalisée chez nos amis les Britons qui, en matière de Tartan, sont plutôt les champions.

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Robe chemise Tartan, à laquelle j’enlèverais la ceinture en tissu pour la remplacer par une jolie ceinture vintage en cuir fauve ou marron. 42£, Urban Outfitters

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Chemise pas si Tartan mais loin d’être tarte, Urban Outfitters, 32£.

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Nettement plus en provenance du Far West que du pays de la cornemuse, chemise Urban Outfitters, 35£.

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Et un modèle en soldes, histoire de tenir mon rang de divulgueuse de bons plans: robe chemise Tartan: 19,95 au lieu de 45£, toujours chez Urban, tout simplement.

Alors Urban Outfittons, Rosbeefons et surtout, Tartanisons! Il n’est néanmoins pas nécessaire de finir le shopping par un ragoût de panse de mouton.

PS: Tartan, lorsque tu te décideras à sortir de ce corps, profites-en pour embarquer Jean Roucas, par la même occasion.