- C’Etro Marant*!

A force de regarder en boucle certains défilés printemps-été 2008 particulièrement appétissants à mes yeux, un léger détail a fini par me sauter littérallement à la figure.

Il n’y aurait pas comme une légère similitude dans les codes choisis par ma bien-aimée Isabel la Marante et l’italienne Veronica Etro?

- Le pantalon reboulé sur la sandale à plateforme:

 

Etro

Isabel Marant

 

 

- La mini jupe ceinturée haute (sur de la gambette allumette, ok,faudrait songer à s’alimenter un peu les filles)

Etro

Isabel Marant

 

 - De la veste ceinturée toujours haute:

Etro

Isabel Marant

 

 

- De la parka molle militaro kakisante portée sur de la robette légère imprimée:

Etro

Isabel Marant

 

- De l’imprimé keffieh/cheichisant:

Etro

Isabel Marant 

Ne parlons pas du cheveu long et flou, la raie bien au milieu du crâne…

Bref, c’est bonnet blanc et blanc bonnet mais surtout, c’est tout ce qui me plaît en ce moment et que je rêve de porter.

France/Italie: 1 partout. Décidément ces italiens, les rois du match nul! (Oui, je touche ma bille en football, pourquoi?)

Vivement le printemps et l’été qu’on se mette à VRAIMENT rebouler!

 

Photos: Madame Figaro 

- 3 jupes, 20 euros, et je peux encore remplir le frigo!

Depuis quelques mois, je peux difficilement passer quelques jours à Paris sans étancher ma soif de vintageries et autres fripes.

Evidemment, au début, la friperie fait un peu peur.

On « sent » le potentiel d’une caverne d’Ali Baba mais on n’est pas sûr de trouver le trésor enfoui parmi les pacotilles. 

Les débuts sont en général plus faciles en s’attaquant aux accessoires: les sacs, pochettes et autres ceintures sont parfaits pour se faire la main et être heureuse de sa trouvaille sans trop de mauvaises surprises au final.

Ensuite, quand on se « sent » plus  à l’aise avec l’univers de la friperie et surtout lorsqu’on a un peu de temps devant soi pour plonger dans les kilos de fringues dont débordent littéralement les portants, on se lance dans l’aventure, la vraie. Le décorticage de portant.

Il arrive au début qu’on se laisse piéger par une envie de motif particulier en oubliant complètement de vérifier la matière.

En effet, la fripe fait la part belle à l’acrylique et autre polyester, ce qui, en général est plutôt à éviter.

Les cotons, soies et lainages sont à privilégier, d’abord pour l’aspect et la qualité puis également car l’odeur qui règne dans la friperie et qui impreigne les vêtements disparaît beaucoup plus facilement au lavage pour les matières précédemment citées.

Bon, je n’avais pas prévu du tout de vous faire un petit cours sur « comment se débrouiller en friperie », je me laisse emporter par mes mots, surtout que je suis loin d’être une experte. Je tatonne, j’expérimente, je fouille et re-fouille mais ce qui est sûr, c’est que j’adore ça!

Je ne suis pas encore assez sûre de moi pour tenter les pièces très fortes que parfois j’ai pu repérer au détour d’un portant, sur une fille ultra lookée dans la rue ou chez tel ou tel de nos « style hunters ».

Non, chaque chose en son temps.

Mais je commence à développer mon odorat (qui pourtant est bien mis à mal dans une friperie, ne nous voilons pas la face mais bouchons nous plutôt le nez) et à éduquer mon radar à bons plans pour qu’il puisse se débrouiller en terre moins facile que la boutique lambda où le neuf est roi.

Dimanche après-midi dernier, je me sens mûre pour me faire un petit « fripping ».

J’ai le porte monnaie en berne, certes, mais j’ai envie de nouveauté.

Et qui dit nouveauté dit vieilleries, une fois n’est pas coutume. Car ce que j’ai déniché cet après-midi là est loin d’être tout jeune. 

Je me focalise sur les jupes. Bizarre…

Par contre, les longueurs sont impossibles. C’est du sous genou pour la plus courte, voire du mi-mollet pour la plus longue.

Moi, tailler dans une jupe et coudre un nouvel ourlet? Autant me demander de renoncer à vous parler de mode. J’en suis incapable.

Alors je décide de faire de ma « platitude attitude » un petit « plus » pour une fois et je transforme tout ça en un top et deux robes.

Le résultat me plaît plutôt pas mal!

Mes jupes font de parfaites robes bustier habillées en plus par l’imprimé fleuri so Liberty destiné à envahir nos penderies. 

Jupe portée en robe vintage, veste propotype Et Vous, ceinture et collants H&M, escarpins Isabel Marant et collier Eva Gozlan 

 

Jupe vintage portée en robe bustier, ceinture fine COS, collants H&M, wedges vernies New Look 

 

 Jupe vintage portée en robe bustier, Perfecto Free People, collants et pochette H&M, low boots Gaspard Yurkievich

Quant à la jupe rayée, vous connaisses mon amour immodéré pour le look matelot donc le top ceinturé haut comme il faut et « Hissez haut, Santiano »!

Jupe vintage portée en top, ceinture en tissu Comptoir des cotonniers, jean large Mim, collier Eva Gozlan 
 
 
Même tenue réhaussée de mon foulard fleuri chéri H&M. Un mix rayures/fleurettes qui me plaît beaucoup.

Alors, tentées d’aller friper?

 

- Like a candle in the WIND

Ah la la… Moi qui n’avais de cesse de me vanter continuellement à qui voulait bien l’entendre (et surtout à qui n’avait pas trop le choix) que j’étais vraiment extrêmement physionomiste, que je reconnaissais les gens même des années après les avoir connus ou croisés, que j’étais incollable sur les ressemblances entre telle personne et tel people, je me suis pris un WIND, mais alors un WIND!!!

Mé-mo-rable.

Je vous plante le décor.

Dimanche après-midi.

Le Marais (what else?)

Je suis en repérage pour un job que je dois effectuer le lendemain.

Un poil stressée, un poil sur le qui-vive, un poil… pas dans mon état normal.

Je rentre chez Shine. Coup d’oeil rapide à la fille assise sur la banquette à l’entrée et là, mon coeur se serre, s’accélère.

ELLE est là, devant moi.

C’est Isabel Marant, en chair et en os.

Cheveux assez courts tirés en micro queue de cheval (j’ai envie de dire « comme d’hab »), frange qu’elle cale négligemment derrière l’oreille, un look masculin-féminin qu’elle affectionne tant (pour l’avoir lu et relu dans ses différentes interview): manteau d’homme, foulard, jean droit et, LES high tops Pierre Hardy collector de l’hiver 2007 qui sont en train de me réconcilier avec le port de la basket, prohibé chez moi depuis maintenant pas mal d’années.

Bref, un look simple, sans fioriture et qui pourtant fait indéniablement mouche.

Tout Isabel quoi…

Je l’observe du coin de l’oeil, elle essaye LES escarpins. Une paire de sandales à talons aiguilles, largement ouvertes sur le devant, en cuir vert, de la belgissime Véronique Branquinho. Puis elle les essaye en jaune poussin.

Je me dis qu’elle a vraiment de bons goûts, Isabel…

Là dessus, mon belgissime copain, l’appareil photo en embuscade, me propose de la choper à la sortie de l’échoppe lorsqu’elle aura elle-même fini de shopper. 

Je ne peux qu’acquiescer.

Il sort, l’attend. Elle sort et… la suite vous vous en doutez. 

Lui, confiant: « Vous êtes Isabel Marant? »

Elle, gênée (pour lui?): « Ah non, désolée, pas du tout ».

Lui, (qui ne se démonte pas): « Je peux tout de même prendre votre look en photo? »

Elle, adorable: « Bien sûr! »

Pour ma défense, car je sens qu’il faut que je me justifie votre Honneur, voici une photo d’Isabel publiée sur le site de Vogue.

Il y a quelque chose quand même, non?

Non?

Ok.

Mais le look, j’adore.

Et on est là pour ça non? Montrer des looks qu’on aime?

Donc pas Marant*, ok, mais pas hors-sujet.

Merci.