- F.B.I (Fausse Bonne Idée)

Ce matin, j’ai rasé mon gilet. Pas par goût, pas par choix, pas par perversité mal placée (car il y en a de bien placées, n’est-ce pas ?) Par nécessité.

Machiavélique gilet gris, si prometteur en vitrine boulevard des Italiens, que j’en ai franchi le seuil de Promod hé dis donc. Bon c’est un peu mon karma en ce moment. Donc j’y rentre, j’y essaie, j’y jubile. Ne seraient cette piquante odeur de carton poussiéreux qui lui colle au corps et me colle au nez, et ce petit lien pour le refermer qui cucu-ise totalement la situation (voir photo promod.com ci-dessous), ce gilet à 44,90 euros semble tout simplement le long gilet gris ajusté mais pas trop qu’on attendait toutes. Je ne vous l’apprends pas, c’est une longue et pénible quête que celle du long gilet gris ajusté mais… Bon, appelons-le le LGGAMPTQOAT, ça sera plus simple.

Donc j’achète, donc je lave, donc je coupe le lien, et y’a plus qu’à. Pas besoin d’en faire des caisses : top noir à manches longues, mini en jean, collants noirs, bottes plates fauve et hop, une nouvelle alpha-silhouette dans ma panoplie fashion. L’alpha-silhouette étant au style ce que le basique est à un placard, et le mâle alpha à une meute : le pilier, le héros, le mâle dominant.

L’état de grâce ne durera que quelques heures. Le temps pour la nippe maudite de se transformer en ramassis à bouloches. Il y en a partout. Et vu les dimensions de la bête, autant vous dire qu’un rapide épouillage à mains nues est de l’ordre de l’impossible.

Je cache la misère tant bien que mal jusqu’à la fin de la journée. Honteuse d’être devenue cet archétype de la looseuse fashion, la « fille à bouloches ». Pire que la « fille à collant filé ».

En rentrant chez moi, je suis colère et flanque le LGGAMPTQOAT dans l’armoire en lui jetant des imprécations malveillantes en allemand. Le temps de me calmer et de trouver le moment (un mois plus tard) de lui faire une coupe de printemps-été, avec le Mach 4 de l’Homme.

Depuis, je l’ai porté deux fois et il se tient à carreaux. Il profite bien de ce que je regarde pas toujours mes aisselles pour y pondre justement quelques petits, l’air de rien. Mais je veille, le Mach 4 en embuscade. Je pense qu’une tonsure tous les trois portés sera notre cadence de croisière.

Moralité : le LGGAMPTQOAT de chez Promod, à 44,90 euros ? FBI, fausse bonne idée. Mais pas pour autant PI, pas intéressée…

 

Balibulle

Photos : Balibulle / Promod / Matthieu Da Conceicao

- A few things…

Juste un petit mot pour vous dire qu’avec ma Marie préférée, on va gentiment se tirer dans les pattes d’eph pendant quelques jours sur un blog éphémère au nom évocateur « Slim ou large? »

Je vous laisse deviner qui défend la cause du jean large… 

On y postera tous les jours des articles et vidéos, à prendre au 27ème degré de préférence! Aujourd’hui, j’y ai déposé une petite vidéo « home made » plutôt… home made! Vous verrez…

Je ne délaisserai pas mon blog pour autant, bien au contraire! Une fille, comme vous le savez, peut largement faire 2 choses en même temps (voire 12).  

Sinon très bientôt, on Punky b’s fashion diary, un petit debrief du défilé Gaspard Yurkievich auquel j’ai pu assister à midi. 

Je préfère vous prévenir tout de suite, j’ai complètement bloqué sur un détail des tenues, je risque de copieusement vous en parler ces prochains temps… Vous ne pourrez pas dire que vous n’étiez pas prévenus!  

Pour finir, il y a encore des soucis techniques sur mon blog, il y a même une partie de ma blogroll qui a disparu, donc ne vous inquiétez pas, il y a du mouvement sur la plateforme qui m’héberge apparemment… 

Sur ce, à demain avec le retour de notre Balibulle nationale qui reprend les commandes de mon blog le temps d’une journée. 

 

 

- Back to basics

Le basique, le vrai, le bon, celui sur lequel on se repose entièrement pour construire une tenue, n’est pas si simple à trouver.

Au contraire. C’est souvent un véritable casse-tête d’ailleurs.

Il y a souvent un petit détail qui cloche, un col mal fini, une longueur un peu batarde (trop court ou beaucoup trop long), une couleur bizarre, un logo qui sort de nulle part, une couture qui tourne au bout du premier lavage et j’en passe…

C’est pour cela que lorsque je tombe sur le basique qui fait mouche, en tout cas pour moi, je me dis que l’information vaut la peine d’être divulguée.

Il y a pile un an, je vous confiais l’amour que je porte à mes V-neck en coton GAP. J’en ai de plusieurs couleurs, certains sont légèrement troués à force de les avoir portés et lavés 400 fois mais je les porte toujours, je les aime je vous dis… 

Les « deep V-neck » American Apparel pour homme sont bien, c’est certain. Mais je continue à préférer mes GAP, certainement à cause de leur look « vintage », on dirait qu’ils ont déjà 10 ans dans les dents, qu’ils sortent tout droit du placard de maman.

Aujourd’hui, bien décidée à compléter ma collection, j’ai trouvé le cousin de mes V-neck bien-aimés. 

Au départ, j’ai fait la grimace. Mouais, c’est quoi ces légères fronces au niveau des épaules? C’est pour dire qu’ils changent un truc et que ce ne sont pas exactement les mêmes que les années passées?

Finalement, le rendu est plutôt pas mal à l’essayage. Ca ajoute un léger détail « travaillé » au basiquissime V-neck sans pour autant le dénaturer.

V-neck GAP: 19€ 

Bien évidemment, acheter une bonne taille (voire 2) au dessus de votre taille officielle pour accentuer l’effet dégoulinant.

En me dirigeant vers la caisse, je croise une marinière tout ce qu’il y a de plus simple. Le coton est ultra doux. J’embarque.

Marinière GAP: 16€ 

La marinière, qu’elle soit à manches courtes, longues, V-neck, col rond ou même roulé, est un de mes basiques immuables depuis la nuit des temps. 

Avec un simple jean, un pantalon/une jupe taille haute, sous un petit blouson, un trench, une veste d’homme, un perf’, whatever, ça fonctionne.

 

Basique, peut-être.

Incontournable, certainement.