- La platitude attitude

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Low boots plates Steve Madden: 129,95$

Le plat chez moi, c’est de naissance.

Et malheureusement, force est de constater qu’il s’est naturellement imposé à moi au fil des années.

Pendant l’adolescence, on regarde un peu ses copines et on se dit qu’il y a comme un truc qui manque chez soi.

Ne connaissant pas d’engrais spécial pour faire apparaître un quelconque dénivelé au niveau de mon poitrail, j’ai choisi de me faire une raison et d’adopter le plat comme un véritable art de vivre.

Tout ce speech pathétique pour vous expliquer que je m’amourache assez facilement de tout ce qui est plat.

N’y voyez pas forcément une quelconque forme d’égo trip poussé à l’extrême.

Non, mais le plat, ça me parle parceque ça me connaît!

Après les ballerines qui ont été, et sont encore, les grandes gagnantes de cette platitude attitude adoptée par les modeuses all over the world, après les bottes plates devenues Saint Graal depuis qu’Isabel a trouvé Marant* de nous faire baver avec ses sublimes et limandesques boots reconduites cette saison, il y a les low boots.

Oui, les low boots. « THE shoes to wear » en cette rentrée glaciale voire glaciaire.

Mais plates s’il vous plaît.
Et j’en cherche sans relâche depuis maintenant plusieurs mois.

Rien de rien dans les magasins. Soit il y a forcément un talon, soit elles sont Pocahontesques et multi frangées. J’aime plutôt ça moi, les franges. Mon surnom lycéen de « Squaw » n’est pas totalement usurpé. Mais j’avais envie d’autre chose.
D’où mon arrêt cardiaque quand je suis tombée sur elles.

Je pense que j’aurais pu dessiner ces « botties » tellement elles me correspondent.

La bonne forme, le plat de rigueur, une tige juste à la bonne hauteur, du cuir fauve ou noir, un look vintage irrésistible, un côté rock et doux à la fois.

Electrocardiogramme plat à leur simple vue, une réaction complètement raccord avec ma platitude attitude.

Maintenant un seul doute subsiste: le choix de la couleur. J’aime les 2. Je suis incapable de prendre une décision.

Un fashion point de vue à me prodiguer?

Sinon l’histoire va se terminer par l’adoption de faux jumeaux, botillons de leur état.

Choix qui conduirait sans conteste à la platitude attitude de mon compte bancaire.

- Almost bredouille mais pas complètement

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Suite aux nombreuses demandes, interrogations, supputations sur mes achats ou non lors de mon week-end parisien, je vais donc me coller au jeu du « t’as acheté quoi? ».

Je rêve, je n’ai plus le droit de vous montrer certaines pièces lorsque ça me chante c’est ça? C’est TOUT et TOUT DE SUITE? Et si je n’avais pas envie de vous montrer quoi que ce soit, hein?
Je suis votre esclave de la mode et du shopping? Non mais on aura vraiment tout vu…

Bonne pâte, je me plie à vos exigences.

Vous allez voir que j’ai été ultra raisonnable et que cela s’explique plutôt facilement:

Mon but premier était de passer du temps avec mes amies que je ne vois pas suffisamment souvent à mon goût

Le peu de boutiques dont j’ai passé la porte m’ont relativement laissée de marbre (je ne parle bien évidemment pas de la Marant et autre Bruno mais pas assez de temps passé chez elle pour faire un shopping cohérent).

Le perf’ Iro que j’avais dans le collimateur depuis un bail s’est avéré plutôt décevant, loin de ses promesses photographiques… Le 38 me serrait les bras, connaissant la circonférence des principaux intéresssés, c’est assez, comment dire, étonnant? Et une fashion obsession en moins, une!!

Une fatigue immense accumulée ces dernières semaines, ce qui n’aide pas à quadriller la capitale comme j’en ai l’habitude à chacun de mes périples parisiens.

Un dressing relativement fourni qui ne manque de rien d’essentiel ni même de superflu! On est bien d’accord, ce genre d’argument ne m’a jamais freinée mais quand rien ne fait tilt: est-ce vraiment la peine d’investir? La réponse est non.

Résultat: un mini shopping, ultra raisonnable, à base de petits accessoires sympas (foulards, ceinture et collier), de robes simplissimes, confortables et accessoirisables de multiples façons pour en changer l’esprit très facilement, d’un gilet qui s’annonce assez prometteur, et d’un long débardeur gris salvateur (ne figure pas sur les photos) car parfait fond de robe improvisé pour ma robe assez transparente Isabel Marant. Et c’est tout. Oui c’est tout. Et c’est déjà pas si mal!

En images ça donne:

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Robe navy American Apparel esprit kimono en coton, ceinture fine Kookai marron foncée boucle bicolore, sautoir Kookai, collants gris opaques H&M, bottes vintage Comptoir des cotonniers.

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Robe gris asphalte American Apparel, gilet long Gap, sautoirs Kookai et H&M homme, foulard/écharpe à carreaux et collants gris opaques H&M, bottes vintage Comptoir des cotonniers.

- Foulardons avec le lardon!

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Ah le foulard… Pièce maîtresse de ma garde-robe automnale, il quitte rarement mon petit cou de poulet qui, à avoir chaud, s’est habitué!

ELLE le dit mais on le savait déjà, le foulard tu adopteras, en toute occasion tu le porteras, de façon négligée tu le noueras et très réussie n’importe laquelle de tes tenues sera!

Un tee-shirt un peu simplos? Ajoute-lui un foulardos!

Une robe un peu gnangnan? Hop un foulard et te voilà au firmament!

Ma collection s’est enrichie ce week-end de 2 jolis spécimens.

Pour vous les montrer, rien de tel que mon mouflet!

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Ca lui va plutôt bien le foulard à mon lascar!

Comme quoi c’est facile d’être trendy avec les affaires de maman, même quand on est enfant!

Foulards 1 et 2, H&M Divided, 6,90€ l’unité.