- C’Etro Marant*!

A force de regarder en boucle certains défilés printemps-été 2008 particulièrement appétissants à mes yeux, un léger détail a fini par me sauter littérallement à la figure.

Il n’y aurait pas comme une légère similitude dans les codes choisis par ma bien-aimée Isabel la Marante et l’italienne Veronica Etro?

– Le pantalon reboulé sur la sandale à plateforme:

 

Etro

Isabel Marant

 

 

– La mini jupe ceinturée haute (sur de la gambette allumette, ok,faudrait songer à s’alimenter un peu les filles)

Etro

Isabel Marant

 

 – De la veste ceinturée toujours haute:

Etro

Isabel Marant

 

 

– De la parka molle militaro kakisante portée sur de la robette légère imprimée:

Etro

Isabel Marant

 

– De l’imprimé keffieh/cheichisant:

Etro

Isabel Marant 

Ne parlons pas du cheveu long et flou, la raie bien au milieu du crâne…

Bref, c’est bonnet blanc et blanc bonnet mais surtout, c’est tout ce qui me plaît en ce moment et que je rêve de porter.

France/Italie: 1 partout. Décidément ces italiens, les rois du match nul! (Oui, je touche ma bille en football, pourquoi?)

Vivement le printemps et l’été qu’on se mette à VRAIMENT rebouler!

 

Photos: Madame Figaro 

- Like a candle in the WIND

Ah la la… Moi qui n’avais de cesse de me vanter continuellement à qui voulait bien l’entendre (et surtout à qui n’avait pas trop le choix) que j’étais vraiment extrêmement physionomiste, que je reconnaissais les gens même des années après les avoir connus ou croisés, que j’étais incollable sur les ressemblances entre telle personne et tel people, je me suis pris un WIND, mais alors un WIND!!!

Mé-mo-rable.

Je vous plante le décor.

Dimanche après-midi.

Le Marais (what else?)

Je suis en repérage pour un job que je dois effectuer le lendemain.

Un poil stressée, un poil sur le qui-vive, un poil… pas dans mon état normal.

Je rentre chez Shine. Coup d’oeil rapide à la fille assise sur la banquette à l’entrée et là, mon coeur se serre, s’accélère.

ELLE est là, devant moi.

C’est Isabel Marant, en chair et en os.

Cheveux assez courts tirés en micro queue de cheval (j’ai envie de dire « comme d’hab »), frange qu’elle cale négligemment derrière l’oreille, un look masculin-féminin qu’elle affectionne tant (pour l’avoir lu et relu dans ses différentes interview): manteau d’homme, foulard, jean droit et, LES high tops Pierre Hardy collector de l’hiver 2007 qui sont en train de me réconcilier avec le port de la basket, prohibé chez moi depuis maintenant pas mal d’années.

Bref, un look simple, sans fioriture et qui pourtant fait indéniablement mouche.

Tout Isabel quoi…

Je l’observe du coin de l’oeil, elle essaye LES escarpins. Une paire de sandales à talons aiguilles, largement ouvertes sur le devant, en cuir vert, de la belgissime Véronique Branquinho. Puis elle les essaye en jaune poussin.

Je me dis qu’elle a vraiment de bons goûts, Isabel…

Là dessus, mon belgissime copain, l’appareil photo en embuscade, me propose de la choper à la sortie de l’échoppe lorsqu’elle aura elle-même fini de shopper. 

Je ne peux qu’acquiescer.

Il sort, l’attend. Elle sort et… la suite vous vous en doutez. 

Lui, confiant: « Vous êtes Isabel Marant? »

Elle, gênée (pour lui?): « Ah non, désolée, pas du tout ».

Lui, (qui ne se démonte pas): « Je peux tout de même prendre votre look en photo? »

Elle, adorable: « Bien sûr! »

Pour ma défense, car je sens qu’il faut que je me justifie votre Honneur, voici une photo d’Isabel publiée sur le site de Vogue.

Il y a quelque chose quand même, non?

Non?

Ok.

Mais le look, j’adore.

Et on est là pour ça non? Montrer des looks qu’on aime?

Donc pas Marant*, ok, mais pas hors-sujet.

Merci. 

 

 

- Le cas épineux de la robe longue

La robe ultra longue… Bohème, bobo, beatnik à souhait, elle est annoncée comme incontournable pour cet été.

Oui. Bon. Certes. Mais décortiquons un petit peu tout cela.

L’année dernière, lorsque les « early adopters » ont commencé à se balader nonchalamment avec leurs robes qui balayent le pavé, j’étais sceptique. Oui, un peu comme la fosse, en moins profond peut-être.

Je n’arrivais pas à me dire que je détestais mais j’étais loin de trépigner d’impatience à l’idée de rejoindre leur communauté…

Je n’ai jamais été fan du super long, j’ai toujours trouvé que ça vieillissait, ne me demandez pas pourquoi, pour moi robe longue=dame d’un certain âge. Ca n’a ni queue ni tête mais parfois les préjugés ont la dent dure.

Et puis, arrive le moment où on commence à trouver un modèle joli. Puis un autre. Et puis on commence à y penser. Et puis on commence à se dire qu finalement c’est peut être pas si mal, porté.

Oui mais voilà, moi, je n’ai pas encore sauté le pas de l’essayage.

Premièrement, je n’ai pas encore suffisamment écumé les magasins qui pourraient déjà avoir reçu un ou plusieurs modèles de ce type là. 

Ensuite, je ne suis pas encore assez projetée dans l’été pour brûler les étapes à ce point. Car c’est véritablement LE vêtement d’été pour moi. J’ai encore un peu de mal à m’imaginer avec ce type de robe ailleurs qu’à moins de 500 m d’une plage de sable fin.

Mais je suis absolument persuadée que ceci ne va pas durer, Hell no! Et que d’ici peu, ici même, vous me verrez me trémousser devant l’objectif, tête coupée bien sûr, avec une robe assez longue pour faire d’une pierre deux coups:  me donner l’impression de ne pas avoir loupé LA grande tendance de cet été ET éviter de vous exposer une fois encore mes jambonneaux qui ne demandent qu’à être cachés par un long morceau de tissu bariolé. Car c’est quand même la bonne idée de la robe longue non? Cacher ce que l’on ne saurait voir?

 

Un petit aperçu de ce que j’ai pu voir ici et là comme modèles déjà disponibles:

Mango 

Jay Ahr

Kookai

Belair

La Redoute Création

Maje

 

La robe longue alors, envisageable ou même pas en rêve car vous êtes trop attachée à votre cargaison de robes baby dollées? 

Première robe en haut de l’article: New Look 

 

- Color me Bad

Ah la la, que celles qui trouvent à quoi fait allusion le titre m’accompagnent au purgatoire de la référence honteuse et du jeu de mot pourri. On est plusieurs, on loue un bus? UN AVION???

On l’a bien compris, pour la nouvelle saison qui s’annonce, on ne va pas échapper à la couleur. Auksiniai ir sidabriniai žiedai gera kaina. Elle règnera en maître dans pas mal de dressings si on en croit les prémisses de collections qui fleurissent dans nos échoppes préférées. 

Evidemment, la couleur n’est pas toujours facile à manier ni à maîtriser.

C’est pourquoi, pour les novices ou les frigides du too much, rien de tel que de la porter en accessoires pour pouvoir doucement s’y habituer et l’apprivoiser.

Je ne me considère ni spécialement comme une débutante ni comme une docteur ès color mais le fait est que récemment, j’ai eu envie de mettre un peu de couleur là où on ne l’attend pas forcément: à mes pieds.

Quand je dis couleur, je dis COULEUR hein? On n’est pas dans la palette de pastels de votre tante aquarelliste.

Je parle de jaune et de bleu, tous les 2 vernis histoire de claquer encore plus et d’exploser les mirettes de ceux qui baissent les yeux sur mes petits petons.

 

Sandales KG by Kurt Geiger

Ici, je les porte avec du collant coloré car ça n’est malheureusement pas encore l’été.

 

 

Compensées New Look

Mais je pense déjà aux beaux jours et à ma paire jaune portée pieds nus, les ongles peints d’un joli vernis…

Alors, ça vous dit un peu de couleurs dans ce monde de noir/navy/gris? 

 

 

 

- Ma petite robe noire

 

Je suis de celles qui n’avaient, jusqu’à présent, toujours pas LA petite robe noire.

J’avais des robes noires, bien sûr, plusieurs même: Vanessa Bruno, COS, Sandro, No Collection, même New Look et autre cheaperie H&M.

Mais aucune de ces pièces ne pouvait être désignée comme LA petite robe noire que chacune se doit d’avoir dans son dressing.

Ce que je cherchais sans le savoir?

Du basique, oui mais qui soit unique.

C’est donc sans vraiment tenter de la débusquer que je suis tombée sur elle, hier, par hasard, en me jetant comme une déséquilibrée dans une boutique vintage anversoise, une minute à peine avant sa fermeture.

Je rentre, j’ai déjà des papillons dans l’estomac tellement ce que j’entr’aperçois me plaît.

Une sélection de vêtements vintage, aérée, classée par couleurs, une incroyable ribambelle de sacs, pochettes, ceintures, tous joliment disposés sur des tables et étagères.

Bref, je sens immédiatement que je vais regretter d’avoir si peu maîtrisé mon itinéraire d’une modeuse paumée dans Anvers en n’atterrissant ici qu’à la fermeture.

J’ai à peine le temps de parcourir rapidement la moitié des portants que la charmante mais néanmoins pressée propriétaire de la boutique m’annonce qu’il est temps de fermer.

Juste le temps de filer à la caisse avec une petite robe noire qui m’a l’air prometteuse.

 
A peine rentrée à la maison, je l’essaie.

C’est vraiment le genre de robe qui se suffit à elle-même.

 

J’ai essayé une multitude d’accessorisations, ma préférée reste la plus simple, juste accompagnée d’une petite ceinture et de bottes fauves.

 

La taille haute naturellement marquée, les manches ballons, le col rond basique, rien de bien nouveau certes mais les différents éléments s’accordent à la perfection et en font une robe portable en toute occasion.

 

S’il me prend l’envie de la rendre plus chic, une paire d’escarpins, un joli collier, une pochette et le tour est joué.

Mon seul regret: n’avoir pu détailler méticuleusement chaque pièce et accessoire que recelait cette merveilleuse boutique vintage.

Quelque chose me dit qu’Anvers et contre tout, je retournerai très bientôt traîner mes godillots dans la capitale belge de la mode…

 
Jutka & Riska Vintage
Nationalestraat 87
2000 Anvers 
 

- Something to (tie &) dye for

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Depuis qu’il est revenu chez certains créateurs, l’imprimé tie & dye me trotte doucement dans la tête.

Et comme tout ce qui me trotte dans la tête, cette envie est devenue de plus en plus irrépressible.

Plus je voyais cet imprimé joliment détourné de son aspect bitnick si peu chic, plus j’avais envie de me l’approprier, préssentant pas mal de possibilités.

N’ayant pas un budget conséquent en ce début d’année plutôt serré du porte-monnaie, je me suis dit qu’il valait mieux commencer par apprivoiser une pièce bon marché, histoire de s’entraîner…

C’est ainsi que, tombée nez à nez avec cette robe 100% pure soie chez Zara, à l’imprimé tie&die plutôt discret, aux couleurs sobres et au prix sacrifié, à l’eau je me suis jetée!

A peine rentrée avec mon précieux paquet, je lui en ai fait voir de toutes les couleurs et de tous les styles à ma robe tunique imprimée.

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Casual et passablement frangé, un look slim (H&M), robe portée en tunique (Zara) et ceinturée (vintage) avec des bottes indiennes (Zara) un foulard léopard et un sac adoré (Balenciaga, Day).

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Toujours décontracté mais botté, un look robe (Zara) non ceinturée, foulard (toujours Zara), bottes fauves et sac (vintage).

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Enfin, une version « soir » très légèrement accessoirisée pour laisser la part belle à l’imprimé, robe (Zara) ceinturée haute (Mango) avec pochette (vintage) et escarpins à plateaux et talon bois (Asos). 

Le résultat me plaît, elle est caméléon à souhait et pour 12 euros soldée (au lieu de 49), j’ai plutôt bien fait!

Vivement que je puisse la porter jambes nues cet été. Ou plutôt jambonneaux à l’air, si vous préférez!