- Let’s play!

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Allez, je suis d’humeur joueuse aujourd’hui et j’ai envie de vous faire participer.

J’avais prévu de vous parler d’une marque.

Et puis finalement non, je vais simplement vous montrer une robe qui me plaît beaucoup, griffée de cette fameuse marque.

Vous allez me dire ce que vous en pensez, si elle vous plaît, si ça vous intéresse d’en savoir un peu plus sur cette marque et « l’équipe créative » qui se cache derrière. Je dis « équipe créative » pour brouiller les pistes, est-ce une ou plusieurs filles, un garçon? Vous découvrirez cela plus tard.
Je ne vous dévoile rien de plus comme ça vous n’êtes influencés par aucun élément pour donner votre avis.

Ce que je peux vous dire, c’est que la robe est en 100% soie et qu’elle s’appelle « Vanessa ». La robe hein? Pas la créatrice!

Et aussi que la photo a été prise au flash d’où la brillance de la robe, elle est nettement plus mat en vrai.

Maintenant c’est à vous.

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- La belle endormie

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Londres, 19 octobre 2007.

Topshop.

Surblindé d’hystériques (comme moi) qui cherchent à calmer une soudaine (ou non) faim de « junk clothes » dans le Mc Do de la mode.

Trop de monde, trop de fringues, trop de chaleur, trop de cheap pas si cheap (c’est cher et pas forcément beau ni de qualité), trop de mauvaises coupes, trop d’approximations.

Bref, peu d’inspiration dans un lieu qui devrait surexciter une boulimique de fringues comme moi.

Et pourtant, je ne me laisse pas abattre. Je ne supporte pas l’échec, pas ici, pas dans ces conditions rêvées de week end shopping entre copines.

Alors mon oeil, pourtant mis à mal par une fucking migraine, traîne lentement mais sûrement de portant en portant, à la recherche du petit truc qui saura le requinquer et le faire briller.

Et là il tombe sur cette robe.

Plutôt improbable au premier abord, elle attire néanmoins mon attention.

Depuis la fashion week, j’ai des envies de robe esprit lingerie à mixer avec de la grosse maille.

La grosse maille, j’ai déjà.

La robe esprit lingerie, avec froufrou et compagnie, c’est tout de suite nettement plus absent de mon dressing.

Je me dis qu’elle est too much, je me dis que ça n’est pas moi, cette robe, que je suis à mille lieues de mes craquages habituels. En plus, elle coûte un demi bras, comme à peu près tout à Londres de toute façon.
Et pourtant, il me la faut.

Mes copines, légèrement perplexes mais qui ont envie de faire confiance à mon pseudo « oeil » punkybien, enfoncent le clou. « Il te la faut ».
Je l’achète (après l’avoir reposée puis reprise au moins 17 fois sur le chemin des caisses).

Le soir, en rentrant, (en moon walk), je l’essaye enfin.

Pas mal. Manque quelque chose, mais pas mal.

Puis je la laisse, pendant presque 2 mois, sans même lui accorder un regard.

Finalement, le week-end dernier, prise d’une inspiration soudaine et d’une envie de bousculer les quelques « endormies avec encore l’étiquette qui pend » dans mon dressing, je l’attrape.

Un sous-pull pour la réchauffer, une paire de bottes fauves pour la réveiller, un sautoir Servane Gaxotte (adorablement offert) pour rester dans le côté « poupée vintage » et ça fonctionne.

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Cerise sur le gâteau: l’intervention toujours bienvenue de la grosse maille, avec le gilet à ceinturer pour marquer la taille.

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Un peu de fauve, un peu de gris, un peu de volant mais pas de quoi donner le tournis, cette robe, finalement, va certainement partager ma vie.

A la demande de Zabou, quelques détails de plus près:

Petite broche cheval, esprit vintage

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Sautoir poupée Servane Gaxotte

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- Help! I need some booties, Help! Not just any booties, Help!

C’est lundi, it’s monday, it’s Bootie Day!

Mon dilemne lundien? Un choix cornélien entre 2 paires de « shoe boots » plutôt bien.

Toutes les 2 vernies, toutes les 2 noires, toutes les 2 plutôt vertigineusement talonnées, toutes les 2 lacées, toutes les 2 shoes bootsées (vous savez ces chaussures qui vous enveloppent complètement le pied jusqu’à la naissance de la cheville?), toutes les 2 ont ce petit truc en plus qui fait que je suis incapable de me décider.

Bonne poire, j’ai décidé de vous les livrer en pâture et, quitte à ramener sa fraise, autant que ça me serve à me décider.

Alors, la shoe boot number one, portée (ou presque) par la jolie Sienna dont je ne me lasse pas?

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Ou la shoe boot number two, richelieusée à souhait, plus classique mais peut être plus facile à porter?

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Alors les filles (ou les garçon, faut pas pousser!) des idées?

- Un « naufrage » salvateur

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« Cast away » signifie « naufragé », en anglais, m’explique Virginie Neumann, la créatrice de la toute jeune griffe Virginie Castaway.

Pourquoi un nom tel que celui-ci?

Peut être parce que Virginie décide en 2005 de tout quitter, parents et amis, un Paris un peu trop gris et de poser ses valises en Australie le temps d’une année.

Un doux naufrage que celui de la jeune femme qui rapidement sent naître l’envie de créer, enfouie en elle depuis longtemps, qui avait certainement besoin de la chaleur du soleil australien pour pointer le bout de son nez.

Quelques prototypes plus tard, elle rentre sur Paris et continue la création de vêtements, toujours inspirée par son expérience inoubliable australienne.

Ses premières collections font la part belle au travail de la maille (le tricoté main, les mélanges cachemire et soie, les fils poilus…), mais elle m’explique que cela tend à s’équilibrer.

En voilà pour preuve et en exclu rien que pour mes lectrices (et lecteurs, n’est ce pas Youri), quelques visuels plutôt prometteurs et séduisants de sa collection printemps/été 2008.

De la fraîcheur, de la sensualité mélangée à une certaine candeur, un esprit vintage revisité, un petit côté fin 70 début 80 qui n’est vraiment pas pour me déplaire.

Des couleurs pastels « pepsisées » par des touches de bleu électrique, de corail, un peu de liberty.

De la mi-botte portée jambe nue ou sur de longues chaussettes overknees, du très court mais ample, du sarouel oversize, un « sexy soooo fresh » qui me donne envie d’été, là, tout de suite… alors que l’hiver n’a pas encore donné ses premiers coups de dents.
Un moment très agréable que cette interview de Virginie, lors de ma journée rencontre avec les créateurs organisée par Fruit Rouge.

Je vous laisse avec quelques visuels de sa prochaine collection.
Enjoy!

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Photo 1 (Virginie Neumann): 52drive/David Laurent

- My personal COSer

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Suite à mon premier shopping « personnalisé », je pensais que ma cliente attendrait un peu avant de me reprogrammer une session d’achats.

D’ailleurs, elle aussi, pensait attendre un peu.

Un petit mois, tout au plus, mais un petit mois tout de même!

Et puis, innocemment, je lui annonce que je vais passer une journée à Bruxelles avec mes amis.

Bruxelles: ses frites, ses fripes et… COS, of course!

Bizarrement, par un phénomène que je ne m’explique pas, ma cliente se mue en furie et m’implore d’aller lui faire un shopping chez COS.

Bizarrement, j’accepte.

Budget riquiqui à nouveau?

Challenge accepted?

Challenge accepted!

Et me voilà repartie, le radar à jolies pièces déployé au maximum, dans mon temple de la sobriété préféré.

A peine arrivée, je repère immédiatement qu’en à peine 15 jours depuis mon dernier raid COSien, la boutique a rentré un grand nombre de nouveaux modèles.

Une phrase tourne en boucle dans ma tête « Tu shoppes pour Madame B, tu shoppes pour Madame B… ».

C’est ça ou j’explose mon budget annuel de fringues tellement je suis de plus en plus conquise par l’enseigne suédoise.

Résultat: j’ai même du mal à choisir pour ma cliente!

Il y a tellement de pièces magnifiques, bien coupées, bien pensées, détournables et adaptables à tellement de looks différents que je me fais violence pour choisir 3 pièces qui font pile le montant imposé de mon personal shopping.

Voilà quelques looks imaginés à partir des nouvelles pièces de ma cliente:

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Top COS (très Vanessa Bruno), mini jupe et bottes Zara, collants H&M, collier Catherine Tisserant

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Même tenue + Gilet COS, ceinture fauve H&M

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Top COS, mini Zara, sac ZIN, collier Catherine Tisserant

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Non, vous ne rêvez pas, je porte un jean droit! Jean LTB, top+gilet COS (issus du shopping), ceinture H&M, bottes vintage, sac 72h Antik Batik (que j’aime d’amour, est-ce la peine de préciser?)

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Jean LTB, top COS, bottes vintage, pochette Zara, collier Catherine Tisserant

- Punky b personal shopper: le premier butin.

Premier shopping « personnalisé »: ça, c’est fait!

Comme promis, je vous présente aujourd’hui mon petit butin (car je vous le rappelle, mini budget donc aucunement question d’aller dévaliser Chanel).

Pour bien comprendre mes choix pour cette adorable « cliente », voici son profil et ses attentes. Appelons-la Madame B.
Madame B est journaliste.

Ex-parisienne, elle a tout quitté il y a peu pour suivre son amoureux et vivre près de Grenoble où elle continue à écrire en tant que free-lance.

La mode? Elle l’aime, oui! Elle confesse même quelques très très jolies pièces dans sa garde-robe mais également dans son shoesing.

Par contre, l’arrivée de 2 charmants bambins de 3 ans et 3 mois lui change quelque peu sa vision du dressing parfait: oui à la mode mais adaptée à sa condition de jeune maman dynamique et en perpétuel mouvement pour s’occuper de ses très jeunes enfants.

Ce sont les éléments qu’il fallait prendre en compte pour ce tout premier shopping:

Des pièces faciles à vivre, confortables et pas trop près du corps car si peu de temps après un accouchement, il n’est pas encore redevenu aussi tonique et dessiné qu’elle le souhaiterait (bien qu’elle y travaille et dur, n’est ce pas miss B?).

Voilà les éléments dont je disposais.

Autre envie de Madame B: du foulard à foison comme je vous le disais dans mon précédent billet.

Habitude de Madame B: elle aime ceinturer ses blouse, tuniques, tops… Son vieux ceinturon ne la quitte que très rarement.

Armée de ces éléments, d’un petit budget et de toute ma bonne volonté, je me suis lancée.

Et voici le résultat en photos.

Petite précision: Madame B et moi ne faisons pas la même taille. Donc ce qui pourra vous paraître tristement oversize et sans tenue sur moi sera complètement différent sur elle. Il faut savoir que j’ai tout essayé dans ma taille pour me faire une vraie idée et ensuite adapté le shopping à sa taille et morphologie.

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Pour commencer, une jolie blouse en coton gris Avant-Première, associée à un sous pull rayé Bershka. A porter comme elle aime, ceinturée pour la structurer (Collier Catherine Tisserant, ceinture H&M, jean Uniqlo, dressing de Punky)

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Un foulard? Bien sûr, celui que je lui ai déniché va parfaitement avec la coolitude de la tenue numéro 1.

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Une tenue tout aussi confortable mais plus chic, en fonction de la manière dont elle sera portée. Tunique fluide Zara, ceinturée (ou non, tout est possible), à porter soit sur un sous-pull noir pour la « casualiser » soit à même la peau associée à un gilet en grosse maille et habillée de jolis sautoirs pour la rendre plus élégante.

C’est l’exemple même de la tenue qui ne donne pas grand chose sur moi en photo car elle est beaucoup trop grande. Mais je vous garantis que cette même tunique à ma taille a eu du mal à être reposée juste à temps avant que je passe à la caisse… Les inconvénients du métier: la tentation permanente de prendre tout en double, une pour la cliente et une pour soi!

Petit cadeau de la recycleuse qui est en moi à ma première cliente que j’aime beaucoup: elle possédait une robe Bel Air neuve, de cet été, qu’elle n’avait jamais porté et souhaitait revendre.

Connaissant les prix de revente de ce type de marque (très bas) surtout en période vente presse, je lui propose plutôt de garder sa robe mais de la porter en tunique, très facilement car elle est plutôt courte. C’est l’occasion de lui concocter une nouvelle tenue sans que cela lui coûte quoi que ce soit. C’est de plus tout à fait dans le style de Madame B: cool, ceinturé et… foulardé!

Détournement réussi?

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Robe Bel Air portée en tunique (sous pull Bershka, sautoirs H&M et Kookai, ceinture H&M et jean Uniqlo, dressing de Punky)

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La même tenue associée à son nouveau foulard.

Résultat: un shopping simple mais cohérent avec un budget mini respecté.

Pas de coup d’éclat mais tel n’était pas le but. Ma cliente est ravie, n’est-ce pas le principal?

J’ai adoré cette expérience, vivement la prochaine!